Côte d'Ivoire
30/07/2007
11:41
Côte d’Ivoire/Réconciliation : célébrations de la paix à Bouaké dans un climat tendu
Pour la première fois depuis septembre 2002, le président ivoirien Laurent Gbagbo et son premier ministre, et ancien secrétaire général de la rébellion, Guillaume Soro...
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Côte d’Ivoire/Réconciliation : célébrations de la paix à Bouaké dans un climat tendu (Quidu Noel/Gamma/Photo News)
Pour la première fois depuis septembre 2002, le président ivoirien Laurent Gbagbo et son premier ministre, et ancien secrétaire général de la rébellion, Guillaume Soro, se rendent ensemble ce lundi à Bouaké, le fief rebelle du centre de la Côte d’Ivoire, pour y célébrer la cérémonie de la « Flamme de la paix ». Les deux hommes forts du pays, ainsi que plusieurs chefs d’Etat africains, fêteront aujourd’hui la réconciliation nationale, amorcée par la signature des accords du 4 mars dernier, entre le président Gbagbo et Guillaume Soro.
Pour éviter toute escarmouche lors de la cérémonie, l’armée régulière s’est déployée dans la ville, et s’est alliée aux Forces nouvelles (ex-rebelles). Les soldats français de l’opération Licorne assureront également une partie da la sécurité, notamment aérienne . De bon augure, cette cérémonie intervient en effet dans un climat de suspicion, alors que Guillaume Soro a échappé de justesse à un attentat contre son avion le 29 juin dernier. De commun accord entre le président et le Premier ministre, l’enquête a été confiée aux Nations-unies. Elle devra détérminer pourquoi l’équipage du Fokker 100 a été changé peu avant le décollage d’Abidjan et pourquoi un ministre, proche du président, a annulé sa participation au vol en dernière minute.
29/06/2007
18:51
Côte d’Ivoire : le Premier ministre survit à une tentative d’assassinat
Plusieurs roquettes ont été tirées ce matin sur l’avion du Premier ministre, ivoirien, M. Guillaume Soro, alors qu’il venait d’atterrir à Bouaké...
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Côte d’Ivoire : le Premier ministre survit à une tentative d’assassinat
Plusieurs roquettes ont été tirées ce matin sur l’avion du Premier ministre, ivoirien, M. Guillaume Soro, alors qu’il venait d’atterrir à Bouaké, le quartier général de la rébellion dont est issue M. Soro. Au moins quatre personnes dont 3 trois gardes du corps ont été tuées et l’on compterait 5 blessés.
Le Premier ministre est indemne et, selon son entourage, contrôlerait la situation. Plusieurs responsables proches de M. Soro se sont immédiatement exprimés pour souligner que cette attaque « ne remet absolument pas en cause le processus de paix basé sur un partage du pouvoir et de la responsabilité politique par M. Soro et le Président Laurent Gbagbo.
07/02/2007
10:53
Côte d’Ivoire : assassinat d’un diplomate français à Abidjan
Michel Niaucel, diplomate français chargé de la sécurité des opérations régionales de la délégation de l'Union Européenne en Côte d’Ivoire, a été retrouvé mort...
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Côte d’Ivoire : assassinat d’un diplomate français à Abidjan
Michel Niaucel, diplomate français chargé de la sécurité des opérations régionales de la délégation de l'Union Européenne en Côte d’Ivoire, a été retrouvé mort à son domicile d’Abidjan, dans la nuit de mardi à mercredi. Selon un porte-parole du Quay d’Orsay, il n’y aurait pas eu d’effraction et le diplomate, ancien commandant de police, aurait été abattu avec sa propre arme. Une enquête est actuellement en cours pour préciser les circonstances du drame et, si un suicide semble exclu, aucune autre hypothèse, crime crapuleux ou assassinat politique, n'est écartée à l’heure actuelle.
S’il n’est donc pour l’instant pas possible d’attribuer un mobile politique à ce crime – les attaques contre des ressortissants étrangers ont été rares ces derniers mois –, il vient cependant rappeler le climat de violence xénophobe qui a sévi à Abidjan depuis 2002. En novembre 2004, 8000 résidants français avaient été évacués du pays en urgence suite aux menaces de la milice armée des « Jeunes Patriotes », partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo qui accusaient Paris de soutenir la rébellion des « Forces nouvelles ».
2006
13/12/2006
01:58
Côte d’Ivoire : l’armée ivoirienne affirme avoir déjoué un putsch
L’armée ivoirienne a annoncé mardi détenir la preuve que des militaires et de civils préparaient un coup d’Etat. Selon le Colonel Gohourou Babri, depuis plusieurs semaines...
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Côte d’Ivoire : l’armée ivoirienne affirme avoir déjoué un putsch
L’armée ivoirienne a annoncé mardi détenir la preuve que des militaires et de civils préparaient un coup d’Etat. Selon le Colonel Gohourou Babri, depuis plusieurs semaines, des officiers et sous-officiers ont été approchés en vue de leur participation à ce putsch, qui aurait dû se dérouler entre le 12 et le 17 décembre et qui prévoyait d’assassiner le président Laurent Gbagbo, le chef d’Etat-major des Armées et plusieurs hauts responsables de l’armée. Le cerveau de ce coup d’Etat serait une personnalité militant activement au sein d’un parti politique dont le nom n’a pas été divulgué.
05/12/2006
02:17
Flash/Côte d'Ivoire
La police tire sur des manifestations, au moins deux morts
La police ivoirienne a tiré, aujourd’hui sur deux rassemblements différents de manifestants qui protestaient contre l’obstruction du président Laurent Gbagbo...
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La police tire sur des manifestations, au moins deux morts
La police ivoirienne a tiré, aujourd’hui sur deux rassemblements différents de manifestants qui protestaient contre l’obstruction du président Laurent Gbagbo à l’action du gouvernement dirigé par le Premier ministre de transition, Charles Konan Banny. Dans les deux cas les forces de l’ordre semblent avoir tiré pour disperser les protestataires.
Un premier manifestant a été tué à Agnibilékrou (ouest), provoquant en réaction la mise à sac et l’incendie du commissariat local. Le deuxième décès est intervenu à Abidjan où un manifestant a succombé à une hémorragie après avoir été touché aux jambes.
26/10/2006
08:15
Côte d’ivoire/ ONU : Charles Konan Banny, nouvel homme fort de la transition
Le Conseil de sécurité de l'ONU discutait mercredi d'un projet de résolution proposé par la France sur la nouvelle période de transition politique en Côte d'Ivoire...
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Côte d’ivoire/ ONU : Charles Konan Banny, nouvel homme fort de la transition
Le Conseil de sécurité de l'ONU discutait mercredi d'un projet de résolution proposé par la France sur la nouvelle période de transition politique en Côte d'Ivoire. Il semblerait que le conseil ait entendu l’opposition ivoirienne qui mobilisait dimanche 15 octobre à Abidjan plus de 10 000 manifestants pour « une transition sans Gbagbo ». Le texte distribué au Conseil de sécurité et qui a déjà obtenu l'appui des trois membres africains ne devrait pas être adopté avant le 31 octobre prochain. Cette résolution donnerait les pleins pouvoirs au Premier ministre, Charles Konan Banny bien qu’elle stipule que l’actuel président ivoirien Laurent Gbagbo « demeurera chef de l'État (...) pour une nouvelle et dernière période de transition n'excédant pas 12 mois ».
Le calendrier du Premier ministre est pour le moins chargé... Il devra « mettre en œuvre toutes les dispositions de la feuille de route établie par le GTI (Groupe de travail international) », organiser « des élections libres, ouvertes, justes et transparentes d'ici au 31 octobre 2007 au plus tard » et il lui reviendra également de restructurer les forces armées et de restaurer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire. Il devra pour cela conduire les opérations de désarmement et de démantèlement des milices au nord du pays, ainsi que le recensement de la population et l'enregistrement des électeurs visant à l'établissement de listes électorales crédibles. (voir nos brèves du 24 et du 26/7/2006). Le document prévoit également le renouvellement pour un an du mandat du Haut représentant de l'ONU pour les élections, Gérard Stoudmann, et précise qu’il sera « la seule autorité autorisée à rendre les arbitrages nécessaires en vue de prévenir ou résoudre toute difficulté ou contentieux liés au processus électoral ».
Le texte demande enfin aux pays voisins d'empêcher le passage de combattants ou d'armes vers la Côte d'Ivoire et renouvelle la menace de sanctions ciblées contre les personnes qui feraient obstacle à la mise en œuvre du processus de paix.
26/07/2006
03:27
Côte d’Ivoire : Pour Kofi Annan, le FPI est responsable de la situation
Pour Kofi Annan, il ne fait aucun doute que le FPI, parti du Président Laurent Gbagbo «viole les accords de paix » : le secrétaire général de l’ONU s’est déclaré...
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Côte d’Ivoire : Pour Kofi Annan, le FPI est responsable de la situation
Pour Kofi Annan, il ne fait aucun doute que le FPI, parti du Président Laurent Gbagbo «viole les accords de paix » : le secrétaire général de l’ONU s’est déclaré « profondément préoccupé par les récentes déclarations incendiaires faites par les dirigeants du Front populaire ivoirien incitant les jeunes patriotes à commettre des actes de violence en vue de perturber le déroulement des opérations d'identification en cours en Côte d'Ivoire ».
Dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU condamne « avec la plus grande fermeté de tels actes, qui constituent une violation des accords conclus entre les parties ivoiriennes, y compris lors de la réunion de haut-niveau qu'il a organisée à Yamoussoukro le 5 juillet » rappelant aussi que « ces appels à la violence ont entraîné des pertes en vies humaines, ainsi qu'une attaque du véhicule du Haut représentant de l'Onu pour les élections en Côte d'Ivoire M. Gérard Stoudmann ». Kofi Annan « encourage toutes les parties ivoiriennes à apporter leur pleine coopération au Premier ministre, dans la poursuite par le gouvernement de la mise en œuvre simultanée des processus d'identification et de désarmement »
M. Gérard Stoudmann a été agressé alors qu’il allait rendre visite au Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny lundi après-midi. Celui-ci venait juste de recevoir « de jeunes patriotes » (partisans de Laurent Gbagbo). Ceux-ci ont lancé des pierres sur la voiture du Haut représentant de l’ONU devant les bureaux du Premier ministre sans que la garde présidentielle, portant présente, juge bon d’intervenir. Le diplomate onusien n’a pas été blessé, il a quitté Abidjan pour rejoindre New-York où se tenait une réunion sur la Côte d’Ivoire.
Ce climat de violence fait suite à l’engagement de Laurent Gbagbo d’ « empêcher par tous les moyens » la poursuite du processus d'identification, qu'il qualifie de "mascarade" partisane. Le FPI estime qu’il y a un risque réel que les populations immigrées du nord obtiennent ses cartes d’identité ivoiriennes et, donc, le droit de vote. Or, pour des raisons sociales et ethniques, ces immigrés devraient se prononcer en faveur de l’opposition lors des prochaines élections présidentielles qui auront lieu en octobre, ce qui amenuiserait les chances de réélection de Laurent Gbagbo. Cette situation a entraîné une radicalisation des positions. Pour Traoré Abdoulaye Yao, vice-président de la branche «jeunesse » du Rassemblement des républicains (opposition): « Maintenant, c'est œil pour œil, dent pour dent ».
De « jeunes patriotes » sont arrivés à Grand-Bassam, une station balnéaire qui se trouve à 40 km de Divo, dans le but d’empêcher le tribunal itinérant de délivrer les documents d’identité. Un affrontement s’y est soldé par un mort et plusieurs autres blessés, notamment par balles. Pour faire le point par rapport à notre de brève du 24/7/2006, on notera qu’à Divo la situation s’est calmée, des soldats ont été déployés. Rares sont les touristes étrangers présents en raison de la situation et des recommandations de leurs ambassades. Faute de touriste, c’est la classe aisée d’Abidjan qui fréquente les restaurants de Divo.
24/07/2006
04:53
Côte D’Ivoire : Violents affrontements à Divo, ce dimanche
La ville de Divo ( qui se situe à 165 km au nord ouest d’Abidjan) a été le théâtre, hier, d’un affrontement meurtrier entre des « jeunes patriotes » partisans...
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Côte D’Ivoire : Violents affrontements à Divo, ce dimanche
La ville de Divo ( qui se situe à 165 km au nord ouest d’Abidjan) a été le théâtre, hier, d’un affrontement meurtrier entre des « jeunes patriotes » partisans du Président Laurent Gbagbo et des jeunes malinké, militants de l’opposition et membres de la communauté dioula. Ces affrontements ont fait 2 morts et 36 blessés.
Tout a commencé à l’occasion d’une réunion préparatoire aux audiences d’identification, qui sont l’une des étapes du processus de paix. Ces audiences, qui ont commencé le 17 juillet, sont destinées à délivrer des pièces d’identités et à compléter les listes électorales. Le parti du Président Laurent Gbagbo, le Front populaire Ivoirien et notamment « les jeunes patriotes », particulièrement turbulents, y sont fermement et le FPI a ordonné à tous ses militants de les empêcher « par tous les moyens ». Le FPI affirme craindre que des étrangers se fassent enregistrer comme Ivoiriens pour pouvoir voter et que les élections soient ainsi manipulées. Toutefois, les partis opposés au président Laurent Gbagbo réunis au sein du Rassemblement des houphoueistes pour la démocratie et pour la paix(RHDP) ont demandé la dimanche la poursuite du processus d’identification et ont appelé leurs militants à «se mobiliser pour mettre fin aux violences en défendant, également par tous les moyens, leur droit » Selon le maire FPI de Divo, Dadié Kodé « les militaires et les gendarmes sont en train de se déployer pour sécuriser la ville » il a aussi indiqué que « Les attaques sur les quartiers allogènes sont le fait de rebelles armés qui ont infiltré les quartiers dioulas » Entre temps, hier, vers 16 heures, Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, a quitté Abidjan pour Divo pour y apporter son soutien à ses militants.

27/01/2006
00:26
Côte d’Ivoire : l’ONU évacue une partie de son personnel
Les Nations unies ont annoncé le retrait de 400 employés civils (soit un tiers de son personnel) de sa mission en Côte d’Ivoire (Onuci) par crainte de nouveaux débordements...
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Côte d’Ivoire : l’ONU évacue une partie de son personnel
Les Nations unies ont annoncé le retrait de 400 employés civils (soit un tiers de son personnel) de sa mission en Côte d’Ivoire (Onuci) par crainte de nouveaux débordements. Une partie du staff devrait être évacuée en Gambie. « Compte tenu des messages au vitriol que nous entendons à la radio et dans les médias, nous pensons que les tout prochains jours ne vont pas vraiment améliorer la situation », a déclaré Pierre Schori, représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, faisant référence aux sanctions que l’ONU s’apprête à prendre contre des personnalités ivoiriennes accusées de bloquer le processus de paix. Depuis la semaine dernière, le pays connaît un regain de tension entre partisans du président Laurent Gbagbo et l’Onuci.
20/01/2006
02:34
Côte D’Ivoire : retour au calme à Abidjan, situation toujours tendue dans l’Ouest
D’après les journalistes présents sur place, la reprise des activités est générale à Abidjan où les barrages mis en place en début de semaine par les partisans...
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Côte D’Ivoire : retour au calme à Abidjan, situation toujours tendue dans l’Ouest
D’après les journalistes présents sur place, la reprise des activités est générale à Abidjan où les barrages mis en place en début de semaine par les partisans de Laurent Gbagbo et qui paralysaient la ville ont été levés. Ce retour au calme dans la capitale économique du pays semble dû davantage aux appels de M. Gbagbo lui-même, qui a demandé à ses sympathisants de cesser leurs actions, qu’à ceux du Premier ministre Charles Konan Banny. En revanche la situation reste tendue dans l’Ouest du pays où plusieurs manifestants ont été tués ces derniers jours.
18/01/2006
03:34
Côte d’Ivoire : violents incidents à Abidjan, au moins quatre morts à Guiglo (Ouest)
Environ 300 manifestants (mais 2000 à 3000 selon certaines sources) favorables au président Laurent Gbagbo ont tenté de pénétrer, mercredi en fin après-midi...
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Côte d’Ivoire : violents incidents à Abidjan, au moins quatre morts à Guiglo (Ouest)
Environ 300 manifestants (mais 2000 à 3000 selon certaines sources) favorables au président Laurent Gbagbo ont tenté de pénétrer, mercredi en fin après-midi, sur une base de l’ONU à Abidjan où logent plusieurs dizaines d’officiers de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Ils ont été repoussés par les casques bleus au cours d’un affrontement qui a duré quelques heures mais n’a pas fait de victimes.
Par ailleurs, au moins quatre manifestants « pro Gbagbo » ont été tués alors qu’ils attaquaient un camp de l'Onuci à Guiglo dans l'ouest du pays. Le contingent de l’ONUCI et les employés civils de l’ONU ont ensuite quitté la ville ainsi que celle de Duékoué, non loin de Guiglo.
04:16
Côte d’Ivoire : violents incidents à Abidjan, au moins quatre morts à Guiglo (Ouest)
Environ 300 manifestants (mais 2000 à 3000 selon certaines sources) favorables au président Laurent Gbagbo ont tenté de pénétrer, mercredi en fin après-midi...
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Côte d’Ivoire : violents incidents à Abidjan, au moins quatre morts à Guiglo (Ouest)
Environ 300 manifestants (mais 2000 à 3000 selon certaines sources) favorables au président Laurent Gbagbo ont tenté de pénétrer, mercredi en fin après-midi, sur une base de l’ONU à Abidjan où logent plusieurs dizaines d’officiers de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Ils ont été repoussés par les casques bleus au cours d’un affrontement qui a duré quelques heures mais n’a pas fait de victimes.
Par ailleurs, au moins quatre manifestants « pro Gbagbo » ont été tués alors qu’ils attaquaient un camp de l'Onuci à Guiglo dans l'ouest du pays. Le contingent de l’ONUCI et les employés civils de l’ONU ont ensuite quitté la ville ainsi que celle de Duékoué, non loin de Guiglo.
Côte d’Ivoire : la situation reste tendue, la France toujours en première ligne
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense a déclaré ce matin, faisant allusion à la situation en Côte d’Ivoire : « Il est indispensable que tout ceci se calme et que les décisions internationales soient mises en oeuvre, de façon à ce que les Ivoiriens retrouvent une vie normale et que puissent se préparer les élections. »
Après trois jours d’émeutes, de manifestations et de grèves, la situation reste effectivement extrêmement tendue sur le terrain. Ce mercredi, Abidjan, capitale économique du pays demeurait en grande partie paralysée par des barrages dressés par les partisans du président Laurent Gbgabo. Hier, des manifestants avaient attaqué le siège de l’ONU et les casques bleus avaient du se protéger en tirant en l’air tandis que, dans l’ouest du pays, des détachements des Nations Unies étaient harcelés par des sympathisants du président.
Mardi soir, la situation politique s’est encore compliquée lorsque le Front populaire ivoirien (FPI), le parti du président Gbagbo, s’est retiré du gouvernement de transition.
Si les désordres perdurent, les militaires diplomates et autres ressortissants français en poste en Côte d’Ivoire pourraient être particulièrement visés par des actes de violence.
La France, accusée d’ambitions néo-coloniales et de soutenir en sous main les opposants à M. Gbagbo est particulièrement mal vue par une partie de la population qui ne lui a pas pardonné le massacre de novembre 2004. Le neuf novembre, en plein centre d’Abidjan, des militaires français avaient tiré dans la foule, tuant 57 Ivoiriens et en blessant 2 200 selon les autorités. Des snipers français avaient d’ailleurs fait preuve d’un remarquable manque de professionnalisme, en quittant précipitamment les lieux, et en y oubliant, dans des chambres d’hôtel leurs documents d’identité et des ordinateurs contenant des documents gênants (!) Aucun bilan neutre n’a jamais été dressé suite à ces exactions, mais l’on se souviendra du spectacle profondément choquant de soldats français tirant sur des adolescents certes violents et agressifs mais désarmés.
La présence militaire française en Côte d’Ivoire a, par ailleurs, donné lieu à de regrettables abus. Outre un viol commis sur une collègue par un soldat lors des fêtes du nouvel an 2004, on se rappellera que 6 soldats du contingent français avaient pillé une banque en septembre 2003. Mais on se souviendra surtout que le général Henri Poncet a été suspendu et mis en cause pour avoir « couvert » - certains estiment même qu’il l’a ordonné – l’assassinat d’un truand local étouffé à l’aide d’un sac en plastique alors que, blessé, il était transporté dans un véhicule militaire. Quand l’exem