République tchèque
19/03/2007
11:15
République tchèque/Renseignement : départ précipité du patron des services de renseignement militaire
Miroslav Krejcik, à la tête des « VZ » (Vojenské zpravodajství, les services de renseignements militaires) depuis 2004, quittera son poste en juin...
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République tchèque/Renseignement : départ précipité du patron des services de renseignement militaire
Miroslav Krejcik, à la tête des « VZ » (Vojenské zpravodajství, les services de renseignements militaires) depuis 2004, quittera son poste en juin, soit quatre mois avant le terme de son mandat. Le Premier ministre Mirek Topolanek a tenu a précisé que Miroslav Krejcik n’était pas renvoyé mais qu’il avait lui-même demandé à raccourcir son mandat, qui prend normalement fin en octobre prochain. L’information a été confirmée par la ministre de la défense Vlasta Parkanova, qui a toutefois admis que Miroslav Krejcik n’avait plus sa confiance depuis les propos que ce dernier a tenus dans les colonnes du quotidien Mlada fronta Dnes (MfD).
Le patron des services militaires avait en effet soutenu que d'anciens membres de la police secrète communiste occupaient des postes importants au sein du service depuis 2003 et qu’ils « sabotaient » le travail de l’intérieur. Suite à ces déclarations, une réforme des services a été décidée par le gouvernement et un expert a été nommé pour réaliser un état des lieux. Ses conclusions, dont une première version devrait être disponible pour la fin du mois, seront débattues au cabinet du Premier ministre et au Parlement.
Cette crise témoigne du malaise qui traverse la communauté du renseignement tchèque, puisqu’après la victoire aux élections de l’ODS (démocrates, le parti de Mirek Topolanek), le directeur de l’UZSI (Urad pro zahranicni styky a informace, les services de renseignement civils), Karel Randak, avait été limogé « pour manque de confiance »…
2006
24/09/2006
01:56
Flash/République Tchèque/Norvège/Terrorisme
Relèvement du niveau de sécurité ce week-end pour éviter de possibles attentats antisémites et anti-américains
Prague a nettement relevé les mesures de sécurité d’application en République Tchèque, ce week-end pour faire face à une éventuelle « menace terroriste »...
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Relèvement du niveau de sécurité ce week-end pour éviter de possibles attentats antisémites et anti-américains
Prague a nettement relevé les mesures de sécurité d’application en République Tchèque, ce week-end pour faire face à une éventuelle « menace terroriste ».
Le ministre de l’Intérieur, Ivan Langer a déclaré que « La république Tchèque devait faire face à une menace terroriste sérieuse pour la première fois dans son histoire».
Plusieurs bâtiments publics, l’aéroport de Ruzyne et les réseaux de transports font l’objet de mesures de surveillance et de sécurité particulières de même que divers édifices de la communauté juive. La presse tchèque croit savoir que cette alerte serait liée aux festivités du nouvel an juif (Rosh Hashana) qui ont débuté vendredi soir. On ignore combien de temps ces mesures de sécurité resteront d’actualité.
Il semblerait par ailleurs que cette affaire soit à mettre en relation avec l’arrestation, la semaine dernière à Oslo de 4 hommes « âgés de 20 à 30 ans » que les services de sécurité norvégiens soupçonnent de s’être rendus coupables de tirs contre une synagogue et d’avoir planifié des attentats contre les ambassades des Etats Unis et d’Israël en Norvège.
Le principal suspect avait brièvement été détenu en Allemagne cet été durant la coupe du monde après que la police eut trouvé des traces d’explosifs dans sa voiture.
Le tir d’une rafale d’arme automatique, tôt dans la matinée du dimanche 17 septembre, contre la façade de la seule synagogue d’Oslo était le plus sérieux en date des incidents ayant ciblé ces derniers mois la petite communauté juive norvégienne.
02/06/2006
09:37
République tchèque/ Renseignement : les services de renseignement dédouanent le gouvernement de Jiri Paroubek
Dans un document rendu public jeudi, le BIS (Bezpečnostní informační služba, les services de renseignement tchèques), a affirmé ne détenir « aucune information vérifiée prouvant...
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République tchèque/ Renseignement : les services de renseignement dédouanent le gouvernement de Jiri Paroubek
Dans un document rendu public jeudi, le BIS (Bezpečnostní informační služba, les services de renseignement tchèques), a affirmé ne détenir « aucune information vérifiée prouvant des liens entre le Premier ministre [Jiri Paroubek, social démocrate], des membres du gouvernement et la criminalité organisée ». Le BIS s’est penché sur les accusations graves portées par le Chef de l’unité de lutte contre la criminalité organisée de la police, Jan Kubice. Ce dernier avait en effet affirmé que les organisations mafieuses criminelles avaient pénétré l’administration et que le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le président de la police avaient tenté d’influer sur plusieurs enquêtes, relatives notamment à des faits graves de corruption.
29/04/2006
07:47
République tchèque/Sécurité : un nouveau patron a été désigné à la tête du NBU
Après le Comité de sécurité et de défense de la chambre basse du parlement, le gouvernement tchèque a finalement confirmé la nomination de Petr Hostek...
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République tchèque/Sécurité : un nouveau patron a été désigné à la tête du NBU
Après le Comité de sécurité et de défense de la chambre basse du parlement, le gouvernement tchèque a finalement confirmé la nomination de Petr Hostek à la tête de l’Office national de Sécurité (NBU). Le rôle du NBU (Narodneho Bezpescnostneho Uradu) est d’examiner les candidatures des fonctionnaires et sous-traitants privés dont le travail nécessite un accès à des informations ou des documents classifiés. A Prague comme à Bratislava (Slovaquie), les deux services en charge de cette mission ont été secoués par plusieurs scandales depuis deux ans.
Petr Hostek est gradué de l’université militaire de l’armée de terre; âgé de 42 ans, il occupait le poste de directeur adjoint de la Police de Bohème centrale. « C’est un homme qui a tout autant l’expérience des affaires militaires que policières et qui a l’habitude de diriger de grosses équipes », a justifié le Premier, qui a également souligné que son poulain était « sans tache ». Certains membres de la commission parlementaire de contrôle des services de renseignement s’étaient opposés à cette nomination, estimant entre autres qu’il eut fallu opter non seulement pour un civil et non un ancien militaire mais aussi pour un homme ayant une expérience du renseignement et de ses implications. Avant de se mettre au travail, Hostek doit encore obtenir une clearance lui permettant d’avoir accès aux documents sensibles et confidentiels, ce qui devrait être fait dans les prochains jours. Le choix d’Hostek s’explique probablement par le souci de remettre de l’ordre dans une Maison qui a subi, ses derniers mois, de fortes turbulences après le départ forcé, en février dernier, de l’ancien directeur Jan Mares, soupçonné d’avoir entretenu des liens avec des personnes impliquées dans des affaires pénales.

31/03/2006
09:36
République tchèque/Renseignement : la Commission sur le renseignement souhaite un accès au rapport compromettant le NBU
La Commission de la Chambre des députés tchèque en charge de la surveillance des activités du NBU (Národní bezpečnostní úřad, le Bureau national de la Sécurité)...
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République tchèque/Renseignement : la Commission sur le renseignement souhaite un accès au rapport compromettant le NBU
La Commission de la Chambre des députés tchèque en charge de la surveillance des activités du NBU (Národní bezpečnostní úřad, le Bureau national de la Sécurité) a appelé le Premier ministre Jiri Paroubek à déclassifier un rapport du BIS (Bezpečnostní informační služba), le service de contre-espionnage tchèque, qui pointe précisément des faits de corruption au sein du…NBU.
Les députés estiment que le BIS a averti le gouvernement en 2001 que le NBU avait manipulé des enquêtes de sécurité et exigent des éclaircissements de la part des Premiers ministres de l’époque, Milos Zeman, Vladimir Spidla et Stanislav Gross. Les parlementaires devraient prochainement les inviter tous les trois pour tenter de comprendre, d’une part, pourquoi l’on avait ordonné au BIS d’enquêter sur ces affaires et, d’autre part, pour quelles raisons le gouvernement avait choisi de ne tenir aucun compte de ses avertissements.
L’actuel directeur du NBU, Zdenka Juzlova, n’a elle-même pris connaissance du rapport en question que… la semaine dernière. Le BIS, quant à lui, avait fait l’objet, l’année dernière, d’une enquête interne sur des cas un peu similaires, une douzaine de ses cadres ayant été suspectés d’activités criminelles (faux témoignages, violence, courriers anonymes, etc.), avant de se voir blanchis.
13/02/2006
08:22
République tchèque/Renseignement : l’Office national de Sécurité dans la tourmente
Soupçonné d’entretenir des relations avec Vladislac Vetrovec, le chef du gang mafieux Berka poursuivi par la justice tchèque pour son implication dans une affaire...
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République tchèque/Renseignement : l’Office national de Sécurité dans la tourmente
Soupçonné d’entretenir des relations avec Vladislac Vetrovec, le chef du gang mafieux Berka poursuivi par la justice tchèque pour son implication dans une affaire de faillite frauduleuse, Jan Mares, qui dirigeait l’Office national de Sécurité (Národního Bezpečnostního Uřadu, NBÚ) a remis sa démission au Premier ministre Jiri Paroubek mercredi dernier. Des écoutes téléphoniques effectuées par la police avaient effectivement démontré la réalité de ces liens pour le moins peu professionnels. Bien que plaidant l’innocence, Mares a reconnu « avoir commis des erreurs », y compris d’avoir accepté une montre de marque d'une organisation criminelle, « en guise de cadeau de Noël ».
En République tchèque, le NBÚ, qui dépend directement, comme c’est souvent le cas en Europe centrale, du cabinet du Premier ministre, est notamment en charge des enquêtes de sécurité, de la certification des systèmes d’information et des échanges de documents secrets entre le gouvernement, l'Union européenne et l'OTAN. Contre toute attente, il n’aura fallu que quelques jours au Premier ministre et à son équipe pour désigner le remplaçant de Jan Mares, qui n’est autre que la directrice adjointe du NBÚ Zdenka Juzlova. D’aucuns soulignent déjà que cette nomination ne pourrait être que temporaire et ne durer que le temps qu’il restait à prester à Mares.
Cette incertitude fragilise une institution qui, en l’espace de quelques jours à peine, est à nouveau la proie d'un nouveau scandale. Selon un ancien employé du service, le NBÚ aurait en effet négligé d’effectuer des contrôles de sécurité sur des dizaines d’entreprises tchèques et accordé des clearances sans aucun contrôle préalable. L’affaire fait l’objet d’une double enquête effectuée par la police et par la nouvelle commission parlementaire en charge du contrôle des services.