ASIE
2006
25/07/2006
05:11
Sommet de l’ASEAN : Birmanie, Corée du Nord et Proche-Orient au cœur des débats
Au cours du sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud Est (ASEAN), les chefs de la diplomatie des pays membres se pencheront sur les points sensibles du moment...
Suite...
Sommet de l’ASEAN : Birmanie, Corée du Nord et Proche-Orient au cœur des débats
Au cours du sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud Est (ASEAN), les chefs de la diplomatie des pays membres se pencheront sur les points sensibles du moment que sont la Corée du Nord, la Birmanie et le Proche-Orient.
En ce qui concerne la Corée du Nord, environ trois semaines ont passé depuis les essais de missiles Taepodong-2 qui avaient suscité une crise internationale majeure. Le sentiment de défiance s’est accru lorsque Pyongyang a rejeté la résolution de l’ONU appelant le gouvernement à cesser son programme de tirs balistiques. Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine prendra part au sommet de l’ASEAN lors du forum asiatique sur la sécurité (ARF), l’instance de l’ASEAN consacrée à la lutte antiterroriste, ce qui promet des discussions animées. D’autant que les six Etats (Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, Russie, Chine et Corée du Nord) qui participent aux pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen seront représentés. C’est la première fois que Mme Rice participe à L’ARF, mais l’année dernière, elle y avait envoyé son « numéro deux », Robert Zoellick, ce qui avait été perçu comme une pression visant à ce que l’ASEAN condamne plus fermement les violations des droits de l’homme en Birmanie.
Membre de cette association, la Birmanie sera aussi l’un des points « chauds » à traiter. Le secrétaire général de l’Association, Ong Keng Yong a déjà prévenu que L’association allait adopter une position conforme à ses inquiétudes sur l’absence de réformes démocratiques dans ce pays dont toute opposition est bannie et où la dissidente Aung San Suu Kyi est assignée à résidence depuis 2003. Il a toutefois tempéré sa déclaration en ajoutant « nous ignorons si cela améliorera ou non la situation, mais il est dans l’intérêt des ministres des affaires étrangères de s’assurer que la question birmane ne continue pas à saper la réputation de l’ASEAN » En guise de rappel, le ministre des affaires étrangères malaisien, Syed Hamid Albar a déclaré qu’il n’était pas question d’exclure ce pays membre. Faute de sanction réelle, on voir donc mal ce qui pourrait changer.
Interrogé sur la crise qui secoue le Proche-Orient, le même ministre malais a indiqué qu’il s’agissait d’un « problème de paix et de sécurité qui affecte le monde entier. J’espère que nous pourrons en discuter et publier un communiqué conjoint appelant à un cessez-le-feu». On rappellera que la Malaisie préside l’Organisation de la Conférence islamique(OCI), qui réunit 57 pays musulmans. C’est pourquoi, selon le chef de la diplomatie malaisienne «l’OCI prendra contact avec L’Union Européenne et les Etats-Unis pour tenter de mettre fin à l’offensive d’Israël contre le Hezbollah au Liban ».
Enfin, on notera que la France par l’intermédiaire de Philippe Douste-Blazy deviendra vendredi la première nation à signer un pacte de non- agression avec l’ASEAN : le Traité d’amitié et de coopération (TAC).
2005
05/09/2005
03:11
Asie centrale : l’armée américaine restera
Lors de la dernière réunion du « Groupe de Shanghai » (Russie, Chine, Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan), cet été, les responsables kirghizes et Tadjikes avaient annoncé...
Suite...
Asie centrale : l’armée américaine restera
Lors de la dernière réunion du « Groupe de Shanghai » (Russie, Chine, Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan), cet été, les responsables kirghizes et Tadjikes avaient annoncé la fermeture prochaine des bases américaines de Manas (près de Bishek , Kirghizistan) et Dushambe (Tadjikistan), servant toutes deux de points d’appuis à des opérations aériennes et aéroportées en Afghanistan. Cette évolution avait été interprétée comme une victoire diplomatique pour Pékin et Moscou. Bien que rivales en Asie centrale, ces deux capitales se retrouvent en effet pour tenter d’en évincer Washington qui a fait son entrée dans les ex républiques soviétiques de la région (mais aussi en Géorgie) à la faveur de « l’après 11 septembre ». Au cours de rencontre récentes avec les responsables des deux capitales concernées, M. Donald Rumsfeld vient de reprendre la main en obtenant que les bases restent ouvertes. Le "Grand jeu" continue en Asie centrale...